épisodes Janvier 2022

157 BIG LITTLE LIES avec Anne-Claire Marpeau

158 DEXTER avec Maud Desmet

159 Séries turques et Soft power avec Laurence Larochelle

160 THE HANDMAID'S TALE avec Marion Malet

161 SCENE FROM A MARIAGE avec Agnès Callu

162 SACRIFICE avec Hélène Leclerc

163 WAYWARD PINES avec Clément Hummel

164 GHOUL avec Paul Veyret

165 La CHRONIQUE DES BRIDGERTON avec Claire Lise Gaillard

 

157 Big little lies

avec Anne-Claire Marpeau

 
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Anne-Claire Marpeau

Anne-Claire Marpeau est docteure en littérature générale et comparée de l’ENS de Lyon et de l’université de Colombie-Britannique à Vancouver. Elle a soutenu en septembre 2019 une thèse intitulée Emma entre les lignes : réceptions, lecteurs et lectrices de Madame Bovary de Flaubert, thèse portant sur les réceptions et interprétations du personnage d’Emma, dans une perspective littéraire et sociologique. Cette thèse sera publiée aux Presses Universitaires de Rouen et du Havre. Elle s’intéresse par ailleurs aux représentations et aux réceptions de la féminité dans les œuvres du canon littéraire, plus spécifiquement dans les œuvres narratives du XIXe siècle. Elle travaille également sur les théories et pratiques de la lecture et de la réception ainsi que sur les enjeux esthétiques, éthiques et pédagogiques de la réception des oeuvres contenant des violences. Elle a co-fondé à ce titre le carnet de recherche « Malaises dans la lecture » qui s’intéresse aux enjeux de lecture et d’enseignement des corpus problématiques

 

résumé épisode 157

Big little lies (saison 1) – Une série féministe ?



  1. Résumé de la saison 1

  2. Aux origines de la série, un contexte « féministe »

  3. Une série qui modélise l’expérience féminine : un exemple de female gaze ?


« L’expression female gaze fait référence à un regard qui permet aux spectateurs et spectatrices de ressentir les expériences de corps féminins, un regard qui met en valeur les expériences du corps biologique ou social des femmes. » (Iris Brey)


  • La question des violences sexuelles et sexistes 


  • L’agentivité des personnages féminins


  • Empathie et sororité : l’expérience féminine en débat


  • Scénographie et mise en scène : le point de vue féminin


II. Limites de ce féminisme ou la friction entre enjeux économiques et enjeux éthiques dans les séries grand public


  • Une esthétisation de la violence masculine 


  • Représentations du corps féminin


  • Fiction vs réalité sociale : comment se sortir de la violence conjugale sans moyens économiques ?






Bibliographie


Brey Iris, Le Regard féminin. Une révolution à l’écran, Paris, Éditions de l’Olivier [édition numérique], 2020.


Brey Iris et Laugier Sandra, « Le Regard Féminin à l’écran », entretien avec Iris Brey et Sandra Laugier, Esprit, janvier/février 2021.


Campion Benjamin, « Être sexuellement actif passé 40 ans - Pour HBO aussi, le sujet fait débat » communication lors de la Journée d’études « Âgisme », revue Traits-d’Union, Maison de la Recherche de la Sorbonne Nouvelle, 22-23 octobre 2021.


Gaudin Antoine, Goutte Martin et Laborde Barbara (dir.), Représentations-limites des corps sexuels dans le cinéma et l’audiovisuel contemporains, Paris, Presses Sorbonne Nouvelle, 2017.


Millán Gómez María, La representación de las violencias patriarcales en la crítica cultural. El caso de Big Little Lies(2017), mémoire de Master en International Studies in Media Power and Difference, sous la direction de Dra. Pilar Medina-Bravo, Université Pompeu Frabra de Barcelone, 2019/2020.


Laugier Sandra, Nos vies en séries : Philosophie et morale d’une culture populaire, Paris, Flammarion, 2019. 


Laugier Sandra, « Séries TV. Déplacement des rapports de genre », Multitudes, n° 79, 2020. 


McVeigh Kathryn, « Theme and Complex Narrative Structure HBO’s Big Little Lies (2017)”, Refractory : a journal of entertainment media, vol. 13, 2019.


Oak Kim Ju, « Intersectionality in quality feminist television: rethinking women’s solidarity in The Handmaid’s Tale and Big Little Lies, Feminist Media Studies, 2021.


Pignagnoli Virginia, « Narrative Ethics in HBO’s Big Little Lies. Reframing Motherhood” dans Éva-Sabine Zehelein, Andrea Carosso et Aida Rosende-Pérez [dir.], Family in Crisis ? Corssing Borders, Crossing Narratives, Bielefeld, Transcript Verlag, 2020.


Salsabila Shasti et Ariastuti Marti Fauziah, “An Examination of Masculinity as the Cause of Domestic Violence in Big Little Lies », Advances in Social Science, Education and Humanities Research, volume 453, July 2020.


Référence de la vidéo de la chaîne Pop culture Detective, « Predatory romance in Harrison Ford movies » : https://www.youtube.com/watch?v=wWoP8VpbpYI

 

158 DEXTER

avec Maud DESMET

 
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Maud  DESMET

Née en 1981 à Poitiers, Maud Desmet est docteur en études cinématographiques et professeur certifié dans l’académie de Versailles. Elle est intervenue dans divers colloques consacrés aux séries télévisées et à la représentation du corps, à Paris, Lyon, Rennes et Montréal. Elle a écrit une thèse et plusieurs articles universitaires sur la mise en scène du cadavre dans les séries télévisées et dans les films policiers. Elle a rédigé un mémoire de Master sur la question du langage et de la communication dans la série Buffy contre les vampires. Son essai sur la mise en scène de l’autopsie dans les fictions policières est paru aux éditions Rouge Profond en août 2016. Elle s’intéresse à toute les formes de représentation du corps dans les films de genre et aux problématiques liées aux représentations de la Mort. Elle a récemment écrit un article sur la façon dont les plateformes VOD changent la relation qu’entretiennent les spectateurs avec les séries en bouleversant la temporalité de celles-ci.

 

Résumé épisode 158

AXE 1-Représentation du cadavre dans Dexter

1-Cadavre aseptisé 

2-Esthétisation du cadavre 

3- La figure du revenant 

AXE 2-Figures de la victime et du vengeur

AXE 3- Motif du mal et de la dégénérescence du monde 

AXE 4- La question de la transmission du mal


Bibliographie émission :

MELLIER Denis, Les Écrans meurtriers, essais sur les scènes spéculaires du

thriller, éditions du Céfal, Liège, 2002


SALAS Denis, La Volonté de punir, essai sur le populisme pénal, éditions Hachette Littératures,  Paris, 2005.


LIPOVETSKY Gilles, Les Temps hypermodernes, éditions Grasset, Paris 2004.


ELIACHEFF Caroline et SOULEZ LARIVIERE Daniel, Le Temps des victimes, éditions Albin Michel, Paris, 2007.

ERNER Guillaume, La Société des victimes, éditions La Découverte, Paris, 2006.

THORET Jean-Baptiste, Le Cinéma américain des années 70, éditions cahiers du cinéma, Paris, 2006.

REVAULT d’ALLONNES Myriam, L’Homme compassionnel, éditions du Seuil, Paris, 2008.

 

159 Séries Turques et SOFTPOWER

avec Dimitri Laurence LAROCHELLE

 
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Laurence LAROCHELLE

Dimitra Laurence Larochelle est docteure en Sciences de l’Information et de la Communication (Université Sorbonne Nouvelle). Elle a trois Masters en communication (Université Panthéon-Assas), en sociologie (Université Paris Descartes) et en Anthropologie (Université Paris 8 Vincennes – Saint-Denis). Depuis 2015 jusqu’à 2018 elle a enseigné en tant que chargée d’enseignement vacataire aux Universités Paris Descartes, Sorbonne Nouvelle, Paris 8 Vincennes – Saint-Denis et Paris 13. Par la suite, elle a enseigné en tant qu’ATER à l’université de Bourgogne Franche-Comté et à l’université Sorbonne Nouvelle. Elle a travaillé en tant qu’ingénieure de recherche aussi bien en France qu’en Chypre. Actuellement, elle est Youth Representative de l’Association Internationale de Sociologie (AIS) aux Nations Unies, membre du bureau du Comité de Recherche 14 (Sociologie de la Communication, de la Connaissance et de la Culture) de l’AIS et éditrice associée à la revue internationale Art Style | Art & Culture International Magazine.
Elle a publié des articles et des chapitres d’ouvrages en français, en anglais et en grec

 

Résumé épisode 159

Depuis le début des années 2000, la production et l’exportation des feuilletons télévisés turcs vers l’étranger est en constante expansion, accordant ainsi à l’industrie sérielle turque un rôle de leader sur la scène médiatique internationale. 

L’essor des feuilletons télévisés turcs à l’échelle mondiale a coïncidé avec un changement de paradigme concernant l’exercice de la politique étrangère turque. Plus précisément, en Turquie, depuis la montée au pouvoir du Parti de la Justice et du Développement (Adalet ve Kalkınma Partisi/AKP), une nouvelle vision de la politique extérieure du pays a été adoptée. Cette politique est basée sur la notion de « profondeur stratégique » développée par Ahmet Davutoğlu. Selon Davutoğlu, l’emphase accordée à la relation de la Turquie avec les pays occidentaux depuis la création de la république turque, a conduit à négliger les intérêts du pays dans d’autres régions qui appartenaient à l’ancien Empire Ottoman et particulièrement les pays de l’Afrique du nord et du Moyen Orient. Dans ce contexte, la politique étrangère turque adoptée par le gouvernement actuellement au pouvoir vise à l’augmentation du « soft power » de la Turquie dans les pays où la Turquie a des intérêts stratégiques et qui appartenaient à l’ancien Empire Ottoman.  Cette vision de la politique extérieure de la Turquie requiert non seulement le réengagement avec l’héritage de l’Empire Ottoman mais aussi la redéfinition à la fois des intérêts de la Turquie et de l’identité nationale turque. 

L’objectif de notre présentation est d’analyser brièvement la particularité de l’identité turque qui est définie par deux discours différents : celui de la modernité – influencée par les valeurs et le mode de vie occidental – et celui de la tradition –influencée par la tradition ottomane. Par la suite, nous allons nous référer à la politique adoptée par le gouvernement actuellement au pouvoir qualifiée de « néo-ottomanisme », à la vision de moralité promue par les représentants de l’AKP ainsi qu’à la manière avec laquelle ces éléments influencent le processus de production des feuilletons turcs et les représentations de la société turque que ceux-ci véhiculent. Plus précisément, nous allons examiner comment le contexte politique et culturel décrit plus haut influence les représentations projetées par les feuilletons turcs concernant non seulement la vie sociale contemporaine en Turquie mais également la représentation de l’Histoire turque et l’usage qu’en font les dirigeants du pays.  


Plan de la présentation :

  • Le contexte culturel et politique de production des fictions sérielles turques

  • L’identité culturelle turque : une identité entre l’Occident et l’Orient

  • De l’idéologie kémaliste vers le néo-ottomanisme


  • Les feuilletons turcs : du local au global

  • Le « coming out » mondial des fictions sérielles turques

  • Les fictions sérielles turques : produits de propagande ?


  • L’impact de la politique turque aux représentations projetées par les feuilletons turcs

  • L’importance de l’institution de la famille et de la maternité 

  • Le « tabou » de la sexualité 

  • Néo-ottomanisme et culture populaire : le passé ottoman dans les feuilletons historiques  


Principaux travaux Laurence Larochelle : 

Larochelle Dimitra Laurence (2021). « Le soft power à l’épreuve de la réception. Le cas des fictions sérielles turques en Grèce », Réseaux, Vol. 2-3, N° 226-227: 209 – 234. 


Larochelle Dimitra Laurence, (2020). « Les pratiques numériques des femmes fans des feuilletons télévisés turcs en Grèce : entre plaisir coupable et résistance », Recherches féministes, Vol. 33, N° 1: 111 – 134.


Larochelle Dimitra Laurence, (2019). «“Brad Pitt halal” and the hybrid woman: gender representations and religion through Turkish soap operas », ESSACHESS, Vol. 2, N° 2(24): 61 – 78.


Larochelle Dimitra Laurence, (2019). « The Greek fandom of Turkish soap operas and the tourism industry: travelling through borders, realities and identities », The Journal of Popular Culture, Vol. 52, N° 6: 1472 – 1493. 

Bibliographie indicative  : 

Ahmad, F. (2003). Turkey: The Quest for Identity. Oxford: Oneworld.

Anaz, N., & Özcan, C. C. “Geography of Turkish Soap Operas: Tourism, Soft Power, and Alternative Narratives” In I. Egresi (Ed.), Alternative Tourism in Turkey. Role, Potential Development and Sustainability, (pp. 247-258). Springer International Publishing.

Fisher Onar, N. (2009). “Neo Ottomanism, Historical Legacies and Turkish Foreign Policy”. 2009(3), 1-16.

Larochelle D.L. (2021). « Le soft power à l’épreuve de la réception. Le cas des fictions sérielles turques en Grèce », Réseaux, Vol. 2-3, N° 226-227: 209 – 234. 

Larochelle D.L., (2019). «“Brad Pitt halal” and the hybrid woman: gender representations and religion through Turkish soap operas », ESSACHESS, Vol. 2, N° 2(24): 61 – 78.

Makdisi, U. (2002). “Ottoman Orientalism”. The American Historical Review, 107 (3), 768-796.

O’Neil, M. L. (2013). “Selfish, Vengeful, and Full of Spite: The representations of women who have abortions on Turkish television”. Feminist Media Studies, 13 (5), 810-818.

Öztürk, A. E. (2016). “Turkey’s Diyanet under AKP rule: From protector to imposer of state ideology?”, Southeast European and Black Sea Studies, 16 (4), 619-635.

Paris, J. (2017). « La morale nationale et internationale des histoires. L’impératif moral dans la production et la circulation des séries télévisées turques ». In D. Marchetti (Ed.), La circulation des productions culturelles. Cinémas, informations et séries télévisées dans les mondes arabes et musulmans (pp. 148-167). Istanbul: Centre Jacques-Berque.

Robins, K. (1996). Interrupting Identities: Turkey/Europe. In S. Hall & P. Du Gay (Eds.), Questions of Cultural Identity (pp. 61-86). London: Sage Publications.

Shukri, S. F. M., & Hossain, I. (2017). Political Discourse and Islam: Role of Rhetoric in Turkey. The Journal of Social, Political and Economic Studies, 42 (2), 157-179.

Senem B. Çevik (2019) Turkish historical television series: public broadcasting of neo-Ottoman illusions, Southeast European and Black Sea Studies, 19:2, 227-242, DOI: 10.1080/14683857.2019.1622288

Taspinar, Ö (2008). Turkey’s Middle East Policies: Between Neo-Ottomanism and Kemalism. Carnegie Middle East Center, 2008(10), 1-36.

Tutal-Cheviron, N., & Çam, A. (2017). La vision turque du « soft-power » et l’instrumentalisation de la culture. In D. Marcetti (Ed.), La circulation des productions culturelles. Cinémas, informations et séries télévisées dans les mondes arabes et musulmans (pp. 125-147). Istanbul: Centre Jacques-Berque

 

160 LA SERVANTE ECARLATE

Avec Marine MALET

 
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Marine MALET

Marine Malet est doctorante en Sciences de l’Information et de la Communication à l’Université Paris 2 Panthéon-Assas au sein du Centre d’Analyse et de Recherche Interdisciplinaires sur les Médias (CARISM) et chargée d’enseignement.

Elle réalise une thèse portant sur les séries télévisées dystopiques et la production d’imaginaires collectifs. Elle interroge les représentations sociétales proposées par un corpus de trois séries télévisées dystopiques ainsi que leur réception et leur mise en conversation au sein de communautés en ligne de sériphiles – notamment des groupes Facebook dédiés à ces séries. Elle s’intéresse plus largement aux liens entre (science-)fiction et réel, séries télévisées et politique, ainsi qu’aux pratiques en ligne et aux diverses formes d’engagement des amateurs.

Ses recherches mobilisent des approches et des méthodologies qui s’inscrivent notamment dans le champ des cultural studies : enquêtes de reception, ethnographie en ligne, analyse des représentations, etc.

Site web : https://marinemalet.fr/

Compte Twitter : malet_marine 

 

résumé épisode 160

  1. Présentation de la série


  • Série télévisée américaine créée par Bruce Miller, 4 saisons (2017 -)

  • Adaptation du roman éponyme de Margaret Atwood – publié en 1985 – pour la première saison puis création libre


  1. Dystopie politique, esthétique et intrigue de la série


  • Réorganisation de la société selon une lecture des textes religieux

  • Des Etats-Unis à la République de Gilead. Les causes du basculement.

  • L’importance des couleurs ; esthétique de la série

  • Le destin de June et son évolution de la saison 1 à la saison 3 ; la spirale de la violence

  • Revisiter le passé pour alerter sur le présent : penser la fiction à partir de faits réels


  1. The Handmaid’s Tale et l’engagement en faveur de la cause des femmes


  • Contexte de diffusion de la série : post #MeToo, quelques mois après l’élection de Donald Trump aux Etats-Unis… résonance avec l’actualité

  • Mobilisation de l’iconographie de la série par des mouvements féministes

  • Mise en conversation de la série sur les réseaux sociaux numériques : la dystopie comme levier de sensibilisation ? 



  1. The Handmaid’s Tale, les réseaux sociaux et le transmedia storytelling


  • Du roman à la série… à un nouveau roman (Les Testaments, 2019) : prolonger la narration sur différents supports 

  • Création d’un groupe de discussion Facebook par HULU en amont de la diffusion de la première saison : stratégie de communication, mobilisation des téléspectateurs et construction d’un public actif

  • Industrie culturelle et engagement politique ? La campagne « Hope Live in Every Names » sur les réseaux sociaux, en association avec l’association Equality Now


Bibliographie indicative 

  • Achouche M. (2012), « De Babylon à Galactica : la nouvelle science-fiction télévisuelle et l’effet-réalité », TV/Series, n°1, en ligne.

  • Bourdaa M. (2015), « Les fans de Hunger Games : de la fiction à l’engagement », InaGlobal, en ligne. 

  • Bourdaa M. (2016), « La promotion par les créations des fans. Une réappropriation du travail des fans par les producteurs », Raisons politiques, vol. 62, no. 2, pp. 101-113.

  • Faure A., Taïeb E. (2015), « Les « esthétiques narratives » : l’autre réel des séries », Quaderni, vol. 88, no. 3, pp. 5-20.

  • Ihaddadene F., Lopez Puyol E. (2021), « Capes rouges et bonnets blancs : une « contagion iconographique » de The Handmaid’s Tale au service d’une internationalisation des mobilisations féministes ? », Quaderni, vol.102, pp. 105-124.

  • Malet M. (2020), « Dystopian fiction as a means of impacting reality and initiating civic commitment among fans: ‘‘The Handmaid’s Tale’’ series case », in Correia, J-C. Gradim, A. et Morais R. (dirs.) Pathologies and dysfunctions of democracy in the media context, vol.2, LabCom Books, pp. 115-126.

  • Rumpala Y. (2010), « Ce que la science-fiction pourrait apporter à la pensée politique», Raisons politiques, vol. 40, no. 4, pp. 97-113

 

161 Scene from a mariage

avec Agnès CALLU

 
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Agnès CALLU

Ancienne élève de l’École nationale des Chartes (thèse publiée, Prix Lenoir) et de l’Institut national du Patrimoine (INP/Conservateur du Patrimoine – État/Musées), Docteur en histoire contemporaine de Sciences Po – Paris (Prix Chaix d’Est Ange de l’Académie des Sciences morales et politiques - thèse publiée, réimprimée en 2017), Habilité à diriger des recherches à l’EPHE (ED 472), Agnès Callu est Historienne et Historienne de l’Art. Qualifiée comme Professeur des Universités (Section 22), elle est Chercheur permanent à l’Institut interdisciplinaire d’Anthropologie du Contemporain (IIAC) à l’EHESS / CNRS. Elle est également Chercheur associé à l’École pratique des hautes études (Équipe HISTARA) et à l’ITEM/ENS (Équipe Processus de création / Genèse de l’œuvre). Elle a récemment publié : en 2016, Gaëtan Picon, les Lettres et les Arts : dans l’atelier de la création [préf. Jean-Michel Leniaud], (Éditions Champion) et Autopsie du musée : étude de cas (1880-2010) [préf. Roland Recht,] (CNRS-Éditions) ; en 2018, Culture et élites locales en France (1947-1989) [préf. Jean-Louis Fabiani] (CNRS-Éditions), Le Mai 68 des historiens, [préf. Patrick Boucheron], Presses universitaires du Septentrion et, avec Roland Recht, L’Historien de l’art : Conversation dans l’atelier (L’Atelier contemporain) ; en 2019, Dessein, Dessin, Design : pour une fabrique médiatique de l’histoire (Éditions Hubtopia) ; en 2020, Épistémologie du dessin. Concepts, lectures et interprétations, XIX-XXIe s (Éditions Jacques André). Depuis 2019, elle dirige aux Éditions Gourcuff-Gradenigo, une collection intitulée « Le Dessin au Présent » et, depuis 2021, aux Éditions Jacques André, une autre titrée « Dans le silence de l’atelier ».

 

162 SACRIFICE

avec Hélène Leclerc

 
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Hélène Leclerc

Ancienne élève de l’École Normale Supérieure de Fontenay-Saint-Cloud, agrégée d’allemand, Hélène Leclerc est actuellement maître de conférences HDR en Études germaniques à l’Université Toulouse-Jean Jaurès et membre du CREG (Centre de Recherches et d’Études Germaniques). Elle enseigne l’histoire culturelle et la civilisation des pays de langue allemande et ses recherches portent plus particulièrement sur l’histoire et la civilisation de l’Europe centrale et des Pays tchèques dans leur relation au monde germanique. Après une thèse soutenue en 2006 et publiée en 2011 (Une littérature entre deux peuples. Écrivains de langue allemande en Bohême 1815-1848, Toulouse, Presses Universitaires du Mirail), elle a poursuivi son étude des relations germano-tchèques en élargissant son champ de recherche au XXe siècle et elle s’est habilitée en 2019 avec un travail inédit consacré à la journaliste et écrivaine tchèque Lenka Reinerová (1916-2008) et à la revue tchécoslovaque de langue allemande Im Herzen Europas (1958-1970), analysée comme une contribution à l’histoire des relations tchéco-allemandes et tchéco-autrichiennes à l’époque du Printemps de Prague. Cette étude va paraître au début de l’année 2022, en allemand, sous le titre : Lenka Reinerová und die Zeitschrift Im Herzen Europas (1958-1970). Ein Beitrag zur Geschichte der tschechisch-deutschen und tschechisch-österreichischen Beziehungen im Prager Frühling, Böhlau (Reihe „Intellektuelles Prag im 19. und 20. Jahrhundert). Parallèlement à ces travaux consacrés à l’Europe centrale, Hélène Leclerc s’intéresse depuis quelques années à la question des transferts entre France, Espagne et Allemagne/Autriche. À l’origine de ce nouveau thème de recherche figure le programme « Patrimoines nomades » (2016-2020), qu’elle a copiloté avec Hilda Inderwildi au sein du CREG et qui était consacré à l’internement de civils durant la Première Guerre mondiale, à l’exemple du camp de Garaison dans les Hautes-Pyrénées. Elle vient d’organiser, les 17-19 novembre 2021, le colloque international « Allemands et Autrichiens entre France et Espagne : circulations, mobilités, transferts. Expériences et mémoires de la frontière du XVIIIe siècle à nos jours » en coopération avec Georg Pichler (Universidad de Alcalá).

Sélection de publications :

  •  Hélène Leclerc (dir.), Vienne – Prague. Petite histoire culturelle des relations austro-tchèques depuis la fin de l'Autriche-Hongrie, in Austriaca n° 88-89, 2019. 

  •  Hélène Leclerc (dir.), Le Sud-Ouest de la France et les Pyrénées dans la mémoire des pays de langue allemande au XXe siècle. Dictionnaire et anthologie, Toulouse, Le Pérégrinateur, 2018.

  • Hélène Leclerc (dir.), Cultures nationales en Autriche-Hongrie (1867-1918). Contacts, confluences et transferts, Nancy, CEGIL, coll. Le Texte et l'Idée, 2013, 130 p.

  • « Femmes et socialisme dans la revue tchécoslovaque de langue allemande Im Herzen Europas (1958-1971) », in : Aslangul, C. / Zunino, B. (dir.), Deutschland/Frankreich. Die Presse und ihre Bilder, série "Zivilisation &

 

résumé épisode 162

Série Burning Bush

Présentation générale de la série 

Mini-série polono-tchèque de 3 épisodes (3h51 minutes au total), réalisée en 2013 par Agnieszka Holland.

Titre original, en tchèque, Hořící keř, traduit en français par Sacrifice, mais en réalité « buisson ardent ». Le titre fait référence à l’immolation par le feu de l’étudiant tchèque Jan Palach, alors âgé de 21 ans, le 16 janvier 1969 sur la place Venceslas à Prague, en protestation à l’invasion de la Tchécoslovaquie le 21 août 1968 par les chars des armées du Pacte de Varsovie. Cette invasion mit un point final brutal à la tentative de réformes amorcées par le régime communiste tchécoslovaque en janvier 1968 et connues sous le nom de « Printemps de Prague ».

Depuis quelques temps, la fiction télévisée tchèque se penche sur l’histoire du pays, avec un certain succès que relaie la chaîne de télévision Arte. On peut en effet penser à la série Jan Hus, rebelle jusqu’au bûcher, en 2015, série consacrée au réformateur tchèque du XIVe-XVe siècle, condamné pour hérésie et brûlé vif au concile de Constance en 1415, ou plus récemment encore à la mini-série britannico-tchèque Un espion très recherché (2019) [titre original : Bez vědomí, Sans conscience], diffusée sur Arte en 2021, série à la croisée du film d’espionnage et du thriller dont le sujet est la révolution de velours à Prague en 1989 et le retour d’exil d’un couple de dissidents. Dans le rôle principal, on retrouve d’ailleurs la comédienne slovaque Táňa Pauhofová qui incarne dans Sacrificel’avocate Dagmar Burešová, qui a réellement existé et qui s’engagea pour défendre les dissidents et les victimes du pouvoir communiste. C’est elle qui défendit la famille Palach dans le procès que cette dernière intenta au député communiste Vilém Nový pour rétablir la vérité concernant la mort de Jan. Proche de Václav Havel, membre du Forum civique, Dagmar Burešová deviendra la première femme ministre de la Justice de la République tchécoslovaque en décembre 1989. Elle est décédée en 2018. 

La série dont il est question aujourd’hui s’inspire de cet épisode de la vie de Dagmar Burešová. 

Le Printemps de Prague

Ce chrononyme désigne les 8 mois qui s’étirent entre janvier et août 1968 durant lesquels la Tchécoslovaquie, plus exactement le PCT, tente de réformer le socialisme, de proposer une troisième voie entre socialisme et capitalisme. Les événements qui se jouent à partir de janvier 1968 sont inaugurés par la séparation des fonctions de président de la république et de Premier secrétaire du PCT et par le remplacement de Antonín Novotný par le Slovaque Alexander Dubček au poste de Premier secrétaire le 5 janvier. Les réformes de l’année 1968 constituent l’apogée d’un mouvement d’effervescence culturelle, artistique et scientifique qui s’empare de la Tchécoslovaquie dans les années 1960 et qui remet en cause progressivement et tous azimuts le rôle dominant du Parti communiste. 

L’euphorie sera toutefois de courte durée : le 21 août 1968, les armées du pacte de Varsovie (URSS, RDA, Hongrie, Pologne et Bulgarie) entrent en Tchécoslovaquie et mettent un terme brutal à l’expérience du « socialisme à visage humain ». Une nouvelle période, désignée par l’euphémisme de « normalisation », s’ouvre, incarnée par le communiste slovaque Gustav Husák. 

En réaction à l’invasion et à l’occupation de son pays, le jeune étudiant de philosophie Jan Palach, décide de s’immoler sur la Place Venceslas à Prague, le 16 janvier 1969 ; il décède trois jours plus tard de ses blessures.

Au cœur de l’intrigue figure non pas l’immolation de Jan Palach ni une reconstitution historique de la répression du Printemps de Prague ; la série dépasse très vite ces éléments de reconstitution pour s’aventurer dans le genre du polar, qui déploie parallèlement trois trames narratives : 

1) le sort de Jan Palach et de sa famille ; 

2) l’enquête policière pour empêcher de nouvelles immolations ;

3) l’enquête de l’avocate Dagmar Burešová pour conduire au procès de Vilém Nový. 

La configuration des personnages se cristallise ainsi autour de trois pôles : 

1) la famille de Jan 

2) les enquêteurs de police avec ce qu’on appellerait dans des séries policières classiques un « duo de flics » opposant un fonctionnaire de police humain, le « bon flic », et le méchant lieutenant, policier zélé.

3) l’avocate, son cabinet, sa famille (son mari pédiatre) et l’Union des étudiants tchécoslovaques dont le président est lui aussi diffamé par Vilém Nový.

Une intrigue très riche, une dramaturgie très dense, un sentiment d’urgence qui imprime son rythme à la série. Le ton est donné dès le générique : la série s’ouvre sur des images de jeunes dansant le rock’n roll qui alternent avec des images d’archives montrant les chars et la violence de l’invasion du 21 août 1968. 

Série en trois épisodes :

Épisode 1 : s’étend sur quelques jours : le geste de Palach jusqu’à son enterrement.

Épisode 2 : s’ouvre sur la 2e immolation, celle de Jan Zajíc, 5 semaines après la mort de Jan Palach, et se consacre à la suite et à l’accélération de l’enquête policière ainsi qu’à l’enquête de l’avocate. 

Épisode 3 : débute à la fin de l’été 1969, 8 mois après la mort de Jan Palach. L’épisode se concentre sur le procès de Vilém Nový qui n’a pu être empêché par le régime, mais il s’agit dès lors pour le régime de perturber le procès pour que Nový ne soit pas condamné.

Thèmes

  1. Le conflit de générations

  2. La résistance morale, de l’esprit, le refus de laisser le mensonge triompher, l’exaltation de la vérité 

  3.  Un thriller politique et judiciaire où plane l’ombre de Kafka

  4. Jan Palach, lieu de mémoire

Références bibliographiques autour du Printemps de Prague

Fejtö, François, Rupnik, Jacques (dir.), Le printemps tchécoslovaque 1968, Paris, Éditions Complexe, 1999.

Hofmann, Birgit, Der « Prager Frühling » und der Westen. Frankreich und die Bundesrepublik in der internationalen Krise um die Tschechoslowakei 1968, Göttingen, Wallstein, 2015.

Hoppe, Jiří, Pražské jaro v médiích. Vyběr z dobové publicistiky [Le Printemps de Prague dans les médias. Une sélection de la presse de l’époque], Praha, Brno, Ústav pro soudobé dějiny AV ČR a nakladatelství Doplněk, 2004.

Knapík, Jiří, Franc, Martin (et al.) (éds.), Průvodce kulturním děním a životním stylem v českých zemích 1948-1967 [Guide de l’histoire culturelle et du style de vie des Pays tchèques 1948-1967], 2 vol., Praha, Academia, 2011.

Marès, Antoine, « Réflexions sur les événements de 1968 et leurs racines », in Wellner-Pospíšil, Michael, Pálenícek, Jean-Gaspard (éds), Culture tchèque des années 60, Paris, Centre tchèque, L’Harmattan, 2007 p. 15-62.

Marès, Antoine, Histoire des Pays tchèques et slovaque, Paris, Hatier, 1995.

Michel, Bernard, Histoire de Prague, Paris, Fayard, 1998.

Pauer, Jan, Prag 1968. Der Einmarsch des Warschauer Paktes, Bremen, Temmen, 1995.

Pauer, Jan, „1968: Der ‚Prager Frühling‘ und die Deutschen“, in Brandes, Detlef, Kováč, Dušan, Pešek, Jiří (éds.), Wendepunkte in den Beziehungen zwischen Deutschen, Tschechen und Slowaken 1848-1989, Essen, Klartext-Verlag, 2007, p. 263-285.

Schulze Wessel, Martin, Der Prager Frühling. Aufbruch in eine neue Welt, Stuttgart, Reclam, 2018.

Segert, Dieter, 2008, Prager Frühling. Gespräche über eine europäische Erfahrung, Wien, Braumüller, 1994.

Tigrid, Pavel, Le printemps de Prague, Paris, Éditions du Seuil, 1968.

Wellner-Pospíšil, Michael, Pálenícek, Jean-Gaspard (éds), Culture tchèque des années 60, Paris, Centre tchèque, L’Harmattan, 2007.

Sitographie

https://www.janpalach.cz/fr/default/index

https://www.imdb.com/title/tt2280344/

 

163 WAYWARD PINES

avec Clément Hummel

 
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Clément Hummel

Clément HUMMEL est professeur de Lettres Modernes et doctorant à l’Université de Caen Normandie. Sa thèse, dirigée par Brigitte Diaz, porte sur l’émergence d’une nouvelle forme de littérature scientifique au début du 20e siècle et s’appuie en particulier sur l’œuvre romanesque et critique de J.-H. Rosny aîné. Il a dirigé avec Brigitte Diaz un numéro de la revue Elseneur entièrement consacré à cet auteur. Ses recherches portent aussi sur les formes et l’histoire de la science-fiction, en particulier dans ses productions sérielles et visuelles (bande-dessinée, roman graphique, série, etc.).

 

Résumé épisode 163



Bibliographie indicative : 

Claire Cornillon, Sérialité et transmédialité : Infinis des fictions contemporaines, Honoré Champion, 2018, 188 p.

Clément Hummel, « L’aliénation par la machine : Wayward Pines (2015-2016), une illustration dans l’utopie du syndrome de Klotz », colloque « Piégé par la machine », Stella Incognita, Cherbourg, avril 2017.

Edgar Morin, « Réalisme et utopie », Diogène, n°209, 2005, pp. 154-164. 

Natacha Vas-Deyres, « La dystopie : le pire est à venir », dossier « Dystopies : d’autres mondes que le nôtre », Nouvelle Revue Pédagogique Lycée, n°77, novembre 2017, pp. 16-23.

Natacha Vas-Deyres, Ces Français qui ont écrit demain. Utopie, anticipation et science-fiction au XXe siècle, Honoré Champion, 2012, 536 p.

 

164 GHOUL

avec Paul Veyret

 
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Paul VEYRET

MCF Études anglophones Université Bordeaux Montaigne

EA 4196 CLIMAS 


Spécialités

Diaspora, Inde, Pakistan et littérature britannique

 

Résumé épisode 164

1) Une mini-série horrifique
2) Ghoul : Néo-gothique indien ?
3) Le corps indien : Modi et le corps
4) Le Musulman comme ‘abject’ et ‘innommable’
5) Ghoul : exutoire ou métaphore de la marginalisation du ‘rejet’ des minorités non-hindou

 

165 La chronique des Bridgerton

avec Claire-Lise GAILLARD

 
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Claire-Lise Gaillard

Docteure en histoire de l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne. Sa thèse portait sur l’histoire du marché de la rencontre matrimoniale aux XIXe et XXe siècle. Ses nouvelles recherchent s’intéressent plus généralement à l’histoire des intimités aux XIXe et XXe siècle dans une perspective culturelle et sociale.

 

Résumé épisode 165

Ce que raconte la série : 


Situer la série d’autres productions audiovisuelles sur l’aristocratie britannique au XIXe siècle​


Cadre historique générale de la série :​


Une reine et des membres de l’aristocratie noirs ?​


Cadre temporel = La « saison » de Londres , expliquer ce que c’est ?



Importance du mariage dans cette société aristocratique​

Point de départ de l’intrigue : le bal des débutantes, de quoi s’agit-il ?​


Le moment du « courtship »​


L’enjeu du consentement : disparités de genre, l’homme propose la femme dispose.

Quels types d’union ? Pourquoi on se marie ? Quelle est la place de l’amour dans ces mariages empreints de convenances sociales ?

Nuit de noces : ignorance de la sexualité pour les femmes. Double standard de la morale sexuelle. Ignorance de la procréation.


Le vrai sujet de la série c’est : comment suivre ses désirs dans une société qui impose des codes stricts ? 



Société divisée entre le monde des femmes et le monde des hommes. Régis par des règles différentes


Codes de l’aristocratie différents pour les hommes et les femmes​


Les hommes​​


Les femmes 



Série qui raconte des parcours d’émancipation féminine (en cela problématique très contemporaines).



Quelques paradoxes de la série : 

Rencontre entre des jeunes filles aux aspirations toutes XXIe siècle mais supposées éduquées parles représentations du début XIXe.


Bibliographie indicative : 

  • John V.Becket, The aristocracy in England, 1660-1914, Londres, Basil Blackwell, 1986

  • Jean-Pierre Poussou,« Les landlords et la terre : un élément capital de l’histoire des îles Britanniques (milieu XVIIe-début XXe siècles) », dans Les élites et la terre. Du XVIe siècle aux années 1930. Paris, Armand Colin, « Recherches », 2010.


  • François Bédarida, La société anglaise, du milieu du XIXe siècle à nos jours, Paris, Le Seuil, 1990


  • Davidoff, Leonore and Catherine Hall. Family Fortunes: Men and Women of the English Middle Class, 1780-1850. 1987. Rev. ed. London: Routledge, 2002. Print. 


  • Phegley, Jennifer. Courtship and Marriage in Victorian England. Denver: Praeger, 2012.


  • Johnston, James. Gretna Green and Its Weddings. 2nd ed. Carlisle, Scotland: John Williams, n.d. Print. 

  • John R. Gillis, For better and for worst, British marriages, 1600 to the present, New-Yort, 1985ve

Principales publications de Claire-Lise GAILLARD : 

Frydman Hannah et Gaillard Claire-Lise, « « Les dessous des petites annonces » : quand les intimités se marchandent à la quatrième page des journaux (IIIe République) », Histoire, Économie & Société, 19 août 2020, 39e année, no 3, p. 4566.


Gaillard Claire-Lise, « Des mariages à tout prix ? Genèse, contestation et régulation du marché de la rencontre (1840-1940) », Revue Francaise de Socio-Economie, 24 novembre 2020, n° 25, no 2, p. 4163.


Gaillard Claire-Lise, « Dans les coulisses d’une agence matrimoniale (Paris, 1842-1847) », Revue dhistoire moderne contemporaine, 2020, n° 67-4, no 4, p. 6393.


Gaillard Claire-Lise, « Oscillations et réaffirmations du genre dans les petites annonces de l’Intermédiaire Discret 1921-1939 », Genre & Histoire, 1 juin 2018, no 21.


Gaillard Claire-Lise, « Du média à l’intermédiaire : le courrier du cœur comme espace de rencontre. L’exemple du courrier de Midinette » dans Stiénon Valérie et Elina Absalyamova (eds.), Les Voix du lecteur dans la presse française du XIXe siècle, Presses universitaires de Limoges., Limoges, 2018, p. 322342.


Gaillard Claire-Lise, Gimenez Irène et Rochefort Suzanne, « Introduction. Du genre des matérialités intimes aux régimes d’intimités. Définitions et mises à l’épreuve », Genre & Histoire, 1 octobre 2021, no 27.